Quand tu auras appris le mot Psychose fais moi signe.

Quand tu auras appris le mot Psychose fais moi signe.

# Posté le vendredi 28 mars 2008 09:17

Modifié le vendredi 28 mars 2008 13:07

Petit mot : Tout d'abord bonjour. Bienvenue sur Guess-Street, un blog ou sera publié ma fiction. Une fiction ? Quelle fiction ? De quoi parle t-elle ? Vous aimeriez savoir pas vrai ? Eh bien je tiens à vous dire que je n'ai en ce moment même, aucune envie d'écrire de synopsis - et toc ! Je vous invite donc à lire les aventures de Lucas, Hether, Gemma, Chace, Josh et pleins d'autres encore pour connaître les rebondissements croustillants de leur vie New Yorkaise. Bonne lecture à tous et n'oubliez pas : Audrey était la plus belle.

Petit mot : Tout d'abord bonjour. Bienvenue sur Guess-Street, un blog ou sera publié ma fiction. Une fiction ? Quelle fiction ? De quoi parle t-elle ? Vous aimeriez savoir pas vrai ? Eh bien je tiens à vous dire que je n'ai en ce moment même, aucune envie d'écrire de synopsis - et toc ! Je vous invite donc à lire les aventures de Lucas, Hether, Gemma, Chace, Josh et pleins d'autres encore pour connaître les rebondissements croustillants de leur vie New Yorkaise. Bonne lecture à tous et n'oubliez pas : Audrey était la plus belle.
Chapitre 1 : Un loser à New York.

"La tortue verte Chelonia mydas. Une des espèces qui font partie des plus grandes tortues marines, pouvant atteindre plus d'un mètre (3 ft) et jusqu'à 200 kg (400 lb). On les trouve dans les eaux côtières chaudes, émergeant sur les plages de sables pour profiter du soleil et y faire leur nid. Leur appellation provient de leur couleur verte et de leur graisse liée à leur regime d'algues marines. Les tortues vertes captives survivent au mieux dans des habitats contenant de pe..."

Cours de Science de la vie et de la Terre..
Quel interêt pouvons nous avoir à cette matière si ennuyeuse et qui nous parle un trimestre sur trois de tortue verte ? Qu'est ce que la tortue verte pouvait nous apporter, à part des connaissances sur sa vie quotidienne et son statut de tortue verte, pour nos projets d'orientations ? Tout le monde est passé un jour ou l'autre dans un cours d'S.V.T en se demandant si la souris que l'on dissèquait finirait dans la poubelle ou si l'on continuerait à faire d'autres expériences avec son corps complètement décapité, oeuvre accomplie par des petits jeunes hommes en pleines puberté. En tout cas, lui ça ne l'intéressait pas.. mais alors pas le moindre du monde. Il avait fait l'effort d'écouter les quatres première phrases et demi du documentaire, et maintenant il battait son record personelle de deux phrases. Lucas s'appuya un peu plus qu'il ne l'était déjà sur le dossier de sa chaise et regarda par la fenêtre. L'automne arrivait en cette fin d'octobre et le paysage qui s'offrait à ses yeux lui procurait ce bien être qu'il attendait toutes les années. Central Park était absolument magnifique dans ses tons orangés. Il regarda l'heure sur la pendule de la salle de classe et remit en place ses mèches rebelles qui lui tombaient devant les yeux. Il était 15h12.. dans exactement dix huit minutes il serait libre, libéré de ce documentaire pourri sur la tortue verte. Un bout de papier qui tomba sous son nez le fit sortir de ses pensées. Il balaya la classe d'un regard sceptique, se demandant qui pouvait bien lui écrire, et ouvrit le papier :

"C'est quand que t'organise une tournante ? T'es trop bandant.."

Il froissa sèchement le papier entre ses doigts en lisant ces mots. Il tourna le regard vers le petit groupe de mecs qu'il visait coupables. L'un d'entre eux, Josh O'Conell, le fixait avec un sourire mesquin et un air prétentieux tandis que les autres ricanaient doucement. Ils se réjouissaient de leur "bonne blague". Ouais c'est clair.. quelle bonne blague !

"De plus, Quand elle a atteint sa maturité sexuelle, la femelle vient pondre tous les 3 à 6 ans sur la plage où elle est née (ou du secteur). Elle s'accouple près des plages et les femelles vont y pondre jusqu'à six fois, ce qui lui prendra environ un mois et demi. Elle commence par s'assurer de la sécurité de la plage depuis le bord de l'eau. Elle ne montera pas être bordée de végétation, ni trop large, ni trop étroite.Une fois arrivée assez haut sur la plage, elle va creuser sa cavité corporelle, un trou d'une fois à une fois et demie son épaisseur. Cela prend environ 20 minutes. Puis elle creuse son.."

La sonnerie rententit - enfin. Il ne fut pas le seul à faire grincer attivement sa chaise sur le sol quand il se leva. Il mit son sac sur son épaule et sortit de la salle de classe. Il avança dans les couloirs et se dirigea jusqu'à l'allée des casiers lorsqu'il croisa un groupe de mecs à l'allure très BCBG. Il devait l'avouer : il les enviait grave. Pas pour leurs chaussures Prada ou leurs chemises Givenchy, ou encore leurs manteaux Dolce & Gabanna ou il ne savait trop quelle marque de grand couturier, non. Il les enviait pour leur joie de vivre, leur chance inouïe de profiter de la vie comme ils le voulaient, sans se préoccuper des cours, car ils savaient que leurs papas cheris allaient leur assurer une belle entrée dans les plus grandes universités du campus. Lui, Lucas Sherman, était obligé de bosser comme un demeuré pour pouvoir être sûr d'intégrer celle qu'il désirait, même s'il était dans le lycée privé catholique mixte le plus prestigieux de New York : Notre Dame School. La belle vie des habitant de l'Upper East Side avait le don de l'agacé profondémment, non, plutôt de le faire chier. Ah ! Vulgarité quand tu nous tiens ! Il soupira en passant une main dans sa frange blonde rebelle qui lui tombait devant les yeux et avança jusqu'à son casier. Il composa le code du cadenas et ouvrit la petite porte métallique où étaient tagués toutes sortes de surnoms péjoratifs tel que "P.D" ou encore "Loser". Voyez comme les générations grandissent dans la connerie intellectuelle, à croire que le cerveau n'est plus qu'une option dans le developpement humain. Il posa sur une des étagères ses cahiers de physique et de maths quand Soudain la porte se referma devant son nez d'un coup sec.
- Très amusant.. dit-il calmement en regardant la couleur jaune du casier.
Il l'ouvrit à nouveau et rangea son livre de sciences.
- N'est-ce pas ? répondit narquoisement Josh O'Conell.
Le jeune homme contourna avec sa bande le casier et Lucas et vint s'adosser sur celui d'à côté.
- Mon petit mot t'as plu j'espère.. dit-il avec un sourire.
- Ferme la, répondit Lucas d'un ton froid.
Il ferma la porte jaune et mit son sac sur son épaule s'apprètant à partir lorsque Josh le plaqua contre la rangée de casiers.
- Quoi.. qu'est ce qu'il y a Sherman ? T'as peur d'avouer ta vraie attirance sexuelle ?
Josh avait un air provocant et prétentieux, celui que les gosses de riches portaient fièrement. Il attrapa violemment le menton de Lucas et lui serra, le regard pétillant de provocation et d'intolérance.
- Sale petite tapette..
Lucas le regardait haineusement mais garda son calme. Chose qu'il avait apprit à faire depuis qu'il était entré en quatrième. Maintenant qu'il était en terminale, c'était devenu un jeu d'enfant ! Il le repoussa de façon à pouvoir passer et s'en alla à grands pas. Il entendit derrière lui Josh et sa bande éclater de rire suivient par tous les gens présents dans le couloir. Quelle bande de cons. Il sortit de Notre Dame pour enfin retrouver la brise légère de l'extérieur. Il fouilla dans la poche de la veste noire de son uniforme scolaire et sortit un paquet de Malboro. S'il devait faire quelque chose à ce moment, c'était bien de fumer. Il prit donc une clope et l'alluma laissant la fumer s'engouffrer dans ses poumons. La cigarette était vraiment la meilleure saloperie produit par l'homme. Il sentit alors une main lui caresser la nuque. Il tourna la tête et eut le premier sourire sur son visage de la journée.
- Marine.. dit-il soulagé.
- Ouh ! Tu as l'air ravi de me voir, dit-elle amusée.
Lucas sourit et tira sur sa cigarette. Oui. Il était vraiment très content de la voir. Quelques minutes de vie sociale normale dans cette journée de merde était vraiment la bievenue. Et puis bordel ! Qu'est-ce qu'il avait l'air con dans ce satané uniforme qu'il portait depuis la primaire !
- Tu t'imagines pas à quel point.
Mélanie lui adressa un grand sourire et remit ses cheveux bruns en arrière d'un geste de main. Lucas lui, souffla la fumée du tabac et la regarda s'apprèter à dire quelque chose.
- Tu n'as pas oublié qu'on joue lundi soir?
- Non, non.
Comme son père, Lucas avait hérité de la fibre artistique et musicale. Lui ce qui le passionnait ce n'était pas la tortue verte du mydas ou il ne savait trop quoi. Ce qui le passionnait c'était ses dessins et ses peintures ainsi que le son de sa guitare électrique. Quand il avait rencontré Marine, elle fesait déjà partie d'un groupe de Rock. Lorsqu'elle l'avait entendu jouer, elle avait tout de suite fait en sorte de l'intégrer dedans et maintenant ils passaient de scène en scène dans les petits bistrots de Broadway ou de Brooklyn.
- T'en a parlé à ton père ? lui demanda d'un air prudent la jeune fille.
- Mon père travail. Ca lui est égal que je sois là ou pas.
Lucas tira fortement sur sa clope, la jeta par terre et l'écrasa doucement avec la pointe de son pied.
- Bien.. A 22h00 chez moi alors.
Elle le regarda, puis elle déposa un baiser hésitant sur la joue du jeune homme, avant de s'en aller en direction de chez elle. Lucas la regarda partir et soupira doucement. En fait, il avait totalement oublié que lundi, il jouait au bar de Broadway. Son père, son frère Thomas et lui devait se rendre chez de la famille et il avait promit qu'il viendrait. Mais sa musique était plus important que de voir sa chère tante le traiter comme un gosse de quatres ans. Tempis pour les cookies fait maison, il préférait l'adrénaline que lui procurait les quelques spectateurs présents dans la salle quand il jouait. Il sauta dans le premier bus qui passa et ne descendit que lorsqu'il arriva dans l'Upper West Side, autrement dit, quand il eut finit de faire le tour de la ville. Lucas marcha jusqu'à un vieil immeuble et entra dans le hall. Il monta les marches en pierres sombres jusqu'au deuxième étage et entra chez lui. Il fut aimablement accueillit par une odeur d'oeuf pourrit qui remontait de la plomberie de la cuisine et qui avait infesté tout l'appartement. Saleté de canalisation. Lucas resta en apné quelques instants, avant de prendre l'initiative d'ouvrir toute les fenêtres de la maison et de vaporiser un destructeur d'odeur qu'il avait acheté plus tôt dans la semaine.
- Papa ? appela Lucas en posant son sac sur le canapé, Papa t'es là ?
Il regarda le salon, puis la cuisine américaine et se demanda comment il fesait pour vivre là-dedans. Il enleva sa veste noire et la posa par dessus son sac. Il débarassa les assiettes sales empilées sur la table et les mit dans l'évier. Il ramassa un carton de pizza qui trainait par terre, ainsi que trois ou quatres bouteilles de bierre. Son père n'aimait pas faire le ménage. Non sans blagues ? En revanche il aimait bien inviter deux trois amis pour leur offrir une bierre. Ah ? On ne l'avait pas remarqué.. Il entreprit de faire la vaiselle et de balayer le sol lorsqu'il entendit le verrou de l'entrée, s'ouvrir. Il continua son ménage, et vit ensuite apparaître son père dans l'encadrement de la porte, l'oeil vitreu. Il avait l'air complètement bourré..
- Salut papa, lui lança t-il la tête baissée sur ses balayures.
- Qu'est ce que tu fous ? lui répondit son père en guise de bonjour d'une voix rauque.
Il avança dans la pièce en enlevant son blouson qu'il jeta sur la table basse près du canapé et poussa son fils doucement pour qu'il arrète de balayer.
- C'est à ton vaurien de frère d'y faire ! Toi t'es un artiste mon gars, t'as pas à t'occuper de la merde qu'il fout par terre !
Lucas le regarda sans rien dire. Walter Sherman n'avait pas juste l'air complètement bourré, il l'était dans tous les sens du therme. Mais, c'était une habitude : il était alcoolique. Lucas ne savait plus très bien comment son père en était arrivé là. Peut-être que c'était après le décès de sa femme, ou bien après celui de sa mère. Il était probable aussi qu'il le soit devenu après qu'il se soit fait viré de l'orchestre où il jouait. Ouais, c'était surement une de ces raisons. Thomas, son frère, bossait dans un fastfood de huit heure du matin jusqu'à facilement vingt deux heures au soir. Il ne voyait casimment jamais son frère et son père, seulement lorsqu'ils dormaient ou quand il donnait de l'argent pour la fin du mois. Il aurait pu devenir un pianiste accomplit, mais après une rupture, il avait tout laché prenant comme pretexte de vouloir "tout recommencé à zéro" ce qui avait pour effet d'énerver son père au plus haut point et de se faire traiter comme un moins que rien.
- Arrète ça, lui dit son père.
Lucas inspira profondémment et recommença à balayer. Il ne pouvait pas se permettre de vivre là-dedans, sinon autant aller dormir dans central park avec le reste des SDF, l'endroit serait dix fois plus hygiènique.
- Arrète, répéta Walter d'un ton plus dur.
- C'est bon papa, j'm'en occupe, va te coucher.
Soudain son père l'attrapa par le col et l'envoya contre le mur d'à côté avec beaucoup de violence. Lucas eut un cris étouffé et regarda son père surpris. Qu'est ce qu'il lui prenait ? Devenait-il malade ?! Il se redressa ensuite, tremblant, mais n'eut pas le temps de dire "ouf" que son père l'avait déjà reprit par le col. Le jeune homme le regardait d'un air effrayé, les mains sur celles de son père pour essayer de lui faire lacher prise. Walter avait un regard un peu fou. Il leva le poingt et frappa son fils violemment au visage.

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A vous la parole.

# Posté le vendredi 28 mars 2008 09:56

Modifié le vendredi 28 mars 2008 13:07

"Fumer est la seule chose que je fasse bien"_________________Johnny Depp

"Fumer est la seule chose que je fasse bien"_________________Johnny Depp

# Posté le vendredi 28 mars 2008 10:52

Petit plus à savoir : Notre Dame School est une école réservée uniquement aux filles à New York, en temps normale. Mais moi, j'aime plutôt bien l'idée d'une école privée mixte. Car essayez de chercher, mais à New York, dans l'Upper East Side, il n'y a aucunes écoles dans ce genre. Je renove la société New Yorkaise.

Petit plus à savoir : Notre Dame School est une école réservée uniquement aux filles à New York, en temps normale.  Mais moi, j'aime plutôt bien l'idée d'une école privée mixte. Car essayez de chercher, mais à New York, dans l'Upper East Side, il n'y a aucunes écoles dans ce genre. Je renove la société New Yorkaise.
Chapitre 2 : Tous les mêmes


- C'était l'homme de ma vie.. sanglotait Gemma Bones le visage enfouit dans son coussin en soie rose.
Hether la regarda d'un oeil compatissant et posa une main sur l'épaule de son amie en soupirant. Elle prit par la même occasion la bouteille de Chardonnay qui était posé sur la moquette blanche. Gemma en était déjà à son troisième verre et le résultat n'était pas vraiment joli à voir.
- Les mecs sont tous les mêmes, dit-elle dégoutée.
Gemma la regarda et essuya ses joues toutes humides. Elle ne comprenait pas pourquoi ça lui était arrivé. A elle ! Gemma Bones ! La célèbre Gemma Bones qui fréquentait la meilleure école de New York, qui fesait souvent la une des pages peoples et qui n'avait aucun mal à se trouver un petit ami ! Ce n'était pas à elle de se faire larguer ! Mais plutôt à elle de larguer. Elle attrapa la bouteille des mains de son amie et bu directement à la bouteille cette fois. Hether la regarda, triste de la voir dans un état pareil.
- Tu veux pas qu'on sorte ? On irait se manger une glace..
La bouche de Gemma émit un petit gemissement aigu et ses yeux recommencèrent à verser de grosses larmes.
- Quoi ? Qu'est ce qu'il y a ?? demanda Hether troublée par l'attitude de son amie.
- Julien adorait les glaces !! dit-elle pleurant à chaudes larmes.
Elle se renfouit le visage dans son coussin et s'étala sur son lit. Hether attrapa de justesse la bouteille de Chardonnay que Gemma avait laché dans un élan théâtral et leva les yeux au ciel. Il fallait toujours qu'elle en fasse des tonnes. Elle sentit alors une vibration dans sa poche. Elle sortit son portable et regarda qui l'appelait : c'était Josh. Son petit ami. Elle se leva et alla répondre dans la salle de bain personelle de Gemma.
- Dieu merci, j'en pouvais plus.
- Alors qu'est-ce qu'elle a ? demanda la voix de Josh dans le combiné.
- Julien l'a plaqué..
- Il a bien fait.
- Josh !! s'exclama t-elle indignée.
- Bah quoi ? Elle l'a trompé ! Maintenant elle assume !
Hether ne répondit rien. Elle se contenta de lever les yeux vers le miroir aux bordures dorées de son amie et de se passer un doigt sous son oeil pour enlever le noir de son mascara qui avait légèrement coulé.
- Tu viens au brunch demain matin ? demanda le jeune homme.
- Tout dépendera de l'état de Gemma..
- Tu va continuer à t'appitoyer sur son sort encore longtemps? lui lança Josh avec une pointe de froideur dans la voix, Gemma joue la comédie, elle en avait rien à foutre de son mec. Elle l'aimait juste quand il la bais..
- Je t'interdis de dire ça Josh, dit sèchement la jeune fille.
- Pourtant c'est la vérité. Mais si tu es trop stupide pour tomber dans son jeu, c'est ton problème..
- On se voit demain.
Hether raccrocha sans avoir attendu une réponse. Quel con celui-là ! Elle se regarda à nouveau dans le miroir puis lança un coup d'oeil vers la bouteille de champagne venu tout droit de Bourgogne, en France, qu'elle avait posé sur l'évier. Boire n'arrangerait rien. Son copain serait toujours aussi con, sa meilleure amie toujours en train de pleurer et son mascara restera toujours une grosse merde de cosmétique.
- Gemma ammènes-toi, on sort.
Elle retourna dans la chambre de son amie et fut surprise de voir que celle-ci s'était littéralement endormie. Hether sourit et alla se coucher près d'elle. La sortie ne serait donc pas pour ce soir. C'était peut-être plus raisonnable pour cette fois. Elle passa son bras autour de Gemma et posa sa tête dans le creux de son cou. Son amie sentait bon le "Nina" de Nina Ricci.

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Le lendemain, Marine courait dans les rues de Broadway jusqu'à ce qu'elle arrive devant l'immeuble de Lucas. Il fallait absolument qu'elle lui parle. Hier soir, il l'avait appelé et lui avait dit que ça ne serait pas possible pour lundi soir. Il se foutait vraiment du monde ce mec. Elle monta les marches de l'immeuble quatre à quatre et s'arrêta devant la porte des Sherman. Elle se mit alors à tambouriner contre la porte, malgrés l'heure matinale.
- C'est bon ! C'est bon ! s'exclama la voix de Lucas.
Il ouvrit la porte et fut surpris de voir Marine. Il fallait toujours qu'elle vienne dans les moments les plus imprêvu, genre quand il venait de sortir de sous la douche. Marine elle, ça ne la dérangeait pas. Elle aimait voir le maigre torse du jeune homme. Ruisselant d'eau qui plus est, munit seulement d'un boxer noir. Il avait des petits muscles adorables aux abdos qu'elle aimait détailler avec la plus grande attention. Mais aujourd'hui, Lucas avait quelque chose en plus qui la choqua légèrement.
- Depuis quand tu portes des lunettes ??
- Qu'est ce que tu fais là ?
Marine le poussa doucement et entra dans l'appartement. Elle se dirigea dans le salon, et s'assit sur le canapé en lançant un regard dans la pièce.
- Toujours autant accro aux bierres ton père, dit-elle ironiquement avec un petit sourire.
Lucas ne répondit rien et tourna le regard. Il repositionna un peu mieux les lunettes de soleil noires style pilote sur son nez et poussa les livres qu'il y avait sur le fauteuil.
- Pourquoi tu es là ? T'aurais pu appeler avant de passer ! s'exclama t-il.
Le sourire de Marine s'éffaça.. c'était bien la première fois qu'il lui disait d'appeler avant de passer. Qu'est ce qu'il lui prenait aujourd'hui ? Elle le regarda s'assoir avec un regard légèrement inquiet.
- T'es sur que ça va Lucas ? Tu étais excité à l'idée de jouer lundi, et tu m'apelles pour me dire que c'est plus bon. Y'a eu un problème avec ton père??
Lucas la regarda froidement derrière ses lunettes. Elle ne croyait pas si bien dire.
- Et puis pourquoi tu portes ces lunettes ?!
Elle se leva et s'approcha de lui, avant de tendre le bras pour tenter de lui enlever ses lunettes. Mais Lucas fut plus rapide et lui attrapa le poignet pour éviter qu'elle le fasse.
- Lucas !!
Il lui serra légèrement le bras en résistant, mais Marine était butée. Elle s'assit sur lui à califourchon en luttant pour se liberer le poignet. Mais au grand desarroi du jeune homme, les lunettes glissèrent. Marine le regarda et eut un petit cris horrifié avant de se plaquer une main sur sa bouche. Lucas baissa les yeux. Il avait honte de lui expliquer ce qu'il s'était passé la veille au soir. Son père l'avait cogné. Il devait se rendre à l'évidence. Surtout que l'agression physique était visible.. Son oeil avait à présent gonflé et il avait le contour violacé.
- Qui t'as fais ça Lucas ?? dit son amie complètement paniquée.
Elle posa ses mains sur les joues du jeune homme en le regardant inquiète.
- Personne Marine, dit-il avec un sourire, c'est complètement idiot. Hier en rentrant, mon frère travaillait son geste pour le baseball et il a pas fait gaffe, il m'a mit la batte dans la gueulle. Et c'est pour ça, que j'ai pas trop envie de me montrer.
Elle le regarda un instant sans rien dire puis eut un petit sourire amusé.
- Y'a bien que à toi que ça arrive ce genre de choses !
Elle lui donna une petite claque gentille sur la joue et se releva. Elle commença à ramasser les bouteilles de bierres qui restaient par terre, que Lucas n'avait pas encore eut l'occasion de ranger et alla les mettre dans la poubelle. Elle ouvrit le robinet et commença à faire la vaiselle. Lucas la regarda faire et baissa les yeux.
- Aller d'ici lundi ce sera passer ! Il faut que tu vienne, dit Marine en mettant une assiette sur l'égouttoire, on va bien se marrer ! "Alone without you" sera pas pareil sans ton solo à la guitare..
"Alone without you" était une chanson que Lucas avait écrite depuis un an maintenant. Elle était dédié à quelqu'un en particulier, et il y avait mit toute son âme. C'était toujours difficile de la jouer sur scène. Mettre son âme à nue n'était pas vraiment évident, même si ce n'était pas lui qui la chantait. D'ailleurs il avait toujours trouvé que lorsque ce n'était pas de sa bouche qu'elle sortait, elle rendait moins bien, sans vouloir insinuer que Marine chantait mal. Mais, il n'y avait pas les mêmes émotions.. les mêmes souffrances. Lucas s'approcha de la jeune fille et passa ses bras autour de sa taille avant de poser son menton sur son épaule.
- Qu'est ce que je ferais sans toi ? lui dit-il en la serrant doucement.
Marine fut surprise par le geste de Lucas. Elle avait toujours trouvé ce mec renfermé sur lui même et absolument pas affectif. Mais elle savait que c'était faux. Elle savait que Lucas derrière cette image de marbre avait un coeur grand comme ça. C'était dailleur ce qui la fesait craquer chez lui. Ce côté si mystérieux.
- Pas la vaiselle en tout cas, répondit-elle ironiquement.
Le jeune homme sourit et lacha son étreinte. Il retourna dans la partie salon et s'étala de tout son long sur le canapé, avant de s'allumer une cigarette et de la fumer avec amour. Marine lui jeta un coup d'oeil, il était vraiment mignion les gambettes à l'air.


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A vous la parole.

# Posté le vendredi 28 mars 2008 11:02

Modifié le dimanche 30 mars 2008 12:43

"A New York les taxis sont jaunes, à Londres ils sont noirs et à Paris ils sont cons."___________________________________Frédéric Beigbeder

"A New York les taxis sont jaunes, à Londres ils sont noirs et à Paris ils sont cons."___________________________________Frédéric Beigbeder
Musique de l'instant : Confusions Printanières BB Brunes

# Posté le vendredi 28 mars 2008 11:55